Tu veux lancer ton entreprise en France et sécuriser ta carte de séjour ? La mention « créateur d’entreprise » (aujourd’hui volet de la carte « talent – porteur de projet ») te donne un titre jusqu’à 4 ans. Voici les conditions 2026, le montant à investir et le dossier à monter.
Pour la mention « créateur d’entreprise », l’administration vérifie quatre choses. Elles se cumulent : il faut cocher les quatre cases, pas seulement une.
Un diplôme au moins équivalent au grade de master, OU une expérience professionnelle d'au moins 5 ans d'un niveau comparable.
Un diplôme étranger doit être reconnu comparable au master (attestation ENIC-NARIC si besoin).
Un projet de création d'entreprise en France crédible et viable, attesté comme « réel et sérieux » après examen du dossier.
C'est le cœur de la demande : le business plan doit être chiffré et documenté.
Tu dois financer ton projet à hauteur de 30 000 € minimum. C'est le seuil d'investissement de référence pour cette mention.
Le seuil de 30 000 € reste dû ; en revanche un soutien d'incubateur, de Bpifrance ou de la French Tech renforce le caractère réel et sérieux de ton projet.
Des ressources personnelles au moins égales au SMIC annuel à temps plein (environ 22 400 € brut/an en 2026) pour vivre en France.
Les 30 000 € investis dans le projet ne comptent PAS comme tes ressources de vie : il faut les deux.
Conditions vérifiées le 7 juillet 2026 (sources : service-public.fr, fiche F16922 « carte talent », et businessfrance.fr). Les seuils chiffrés (SMIC, investissement) évoluent : confirme la valeur exacte du barème 2026 avant de déposer.
La loi du 26 janvier 2024 a rebattu les cartes. Si tu lis encore « passeport talent création d’entreprise » partout, c’est l’ancien nom. Voici la nomenclature à jour.
Diplôme master (ou 5 ans d'expérience), projet réel et sérieux et 30 000 € d'investissement. C'est le volet détaillé sur cette page.
Un projet reconnu innovant par un organisme public compétent. L'innovation prend le relais du seuil d'investissement classique.
Un investissement économique direct en France (création ou sauvegarde d'emplois, montants plus élevés). Réservé aux investisseurs.
En clair : le mot « passeport » a disparu des textes. On parle désormais de carte de séjour « talent ». Les anciennes mentions « création d’entreprise », « projet économique innovant » et « investissement » sont regroupées sous « talent – porteur de projet »(loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, précisée par le décret n° 2025-539 du 13 juin 2025). Le fond — créer ta boîte en France — reste le même ; c’est l’étiquette qui a changé.
De la vérification de ton éligibilité au dépôt sur l’ANEF : les cinq étapes d’un dossier qui passe.
Contrôle les trois piliers : diplôme équivalent au master (ou 5 ans d'expérience), projet de création en France, ressources au niveau du SMIC. Un seul pilier bancal fait tomber le dossier.
Étude de marché, prévisionnel financier, plan de financement et preuve des 30 000 € d'investissement. C'est ce dossier qui démontre le caractère « réel et sérieux » du projet.
Dépose ton projet sur la plateforme dédiée : les services de l'État (DGE / DRIEETS) examinent la viabilité et délivrent l'attestation reconnaissant le caractère réel et sérieux du projet.
Passeport, diplôme (ou preuve d'expérience), business plan, justificatif d'investissement, justificatifs de ressources, justificatif de domicile en France, attestation obtenue. C'est là que la plupart des dossiers coincent.
Depuis l'étranger : visa long séjour « talent » au consulat. Déjà en France : demande de carte de séjour sur la plateforme ANEF (le dépôt en ligne est devenu la voie unique). Puis suivi de l'instruction jusqu'à la remise de la carte.
Liste indicative : la préfecture ou le consulat peuvent demander des pièces complémentaires selon ton projet et ta nationalité.
Business plan à cadrer, preuve d’investissement, attestation « réel et sérieux », dépôt ANEF ou visa au consulat : un Résolveur vérifié t’aide à tout réunir et à éviter le rejet. Il t’informe et t’accompagne — il ne fait aucun acte réservé aux avocats. Si ta demande est refusée et qu’un recours contentieux s’impose, un Résolveur Expert (avocat partenaire) prend le relais. Paiement séquestré, 100 % à distance.
Oui, mais le nom a changé. Depuis la loi du 26 janvier 2024, le « passeport talent » est devenu la « carte de séjour talent » (le mot « passeport » disparaît des textes). L'ancienne mention « création d'entreprise » est désormais un volet de la mention unique « talent – porteur de projet », qui regroupe aussi le projet économique innovant et l'investissement. Le dispositif pour créer ton entreprise en France existe toujours : ce sont surtout l'intitulé et l'organisation des catégories qui ont évolué. Beaucoup de sites affichent encore l'ancien vocabulaire — vérifie toujours la date de mise à jour.
Trois piliers. D'abord justifier d'un diplôme au moins équivalent au grade de master, ou d'une expérience professionnelle d'au moins 5 ans d'un niveau comparable. Ensuite présenter un projet de création d'entreprise en France réel et sérieux, attesté après examen de ton dossier. Enfin disposer de ressources personnelles au moins égales au SMIC annuel à temps plein (de l'ordre de 22 400 € brut par an en 2026), distinctes de l'investissement dans le projet. À cela s'ajoute un investissement d'au moins 30 000 € affecté à l'entreprise. Les montants et seuils exacts sont à confirmer sur service-public.fr (barème 2026).
Le seuil de référence est de 30 000 € investis dans le projet d'entreprise. Ce montant doit être justifié (apport, financement, capital de la société…). Attention : cet investissement est distinct de tes ressources de vie — l'administration vérifie les deux séparément. Le montant minimum de 30 000 € reste requis ; en revanche, un accompagnement par un incubateur reconnu, Bpifrance ou une structure French Tech renforce le caractère réel et sérieux de ton projet aux yeux de l'administration. En cas de doute sur ton cas précis, réfère-toi à la notice officielle de ta démarche ou fais vérifier ton montage.
Non, le diplôme n'est pas la seule voie. Tu peux justifier soit d'un diplôme au moins équivalent au grade de master, soit d'une expérience professionnelle d'au moins 5 ans d'un niveau comparable. Si ton diplôme a été obtenu à l'étranger, il doit être reconnu comparable au master français : une attestation de comparabilité (ENIC-NARIC France) est souvent demandée pour lever tout doute. Si tu passes par l'expérience, prépare des preuves solides (contrats, fiches de poste, attestations d'employeurs) couvrant les 5 années.
La carte de séjour « talent » est pluriannuelle : elle peut être délivrée pour une durée maximale de 4 ans, et elle est renouvelable si tu continues de remplir les conditions et que ton entreprise est effectivement lancée. C'est l'un des gros avantages de ce titre : tu n'as pas à repasser en préfecture chaque année, ce qui te laisse le temps de faire tourner ton activité. Au moment du renouvellement, l'administration regarde la réalité de l'entreprise créée et tes ressources.
Oui. Ton conjoint (marié ou pacsé) et tes enfants mineurs peuvent obtenir une carte de séjour « talent – famille », d'une durée identique à la tienne, sans passer par la procédure classique (et plus longue) du regroupement familial. Ils peuvent ainsi vivre en France avec toi et, pour ton conjoint, travailler. C'est un point fort du dispositif talent, pensé pour attirer les profils qualifiés avec leur famille. Les pièces exactes de la demande « famille » sont à vérifier sur service-public.fr.
En principe, la carte talent n'impose pas de niveau de français pour sa délivrance, contrairement à certaines cartes pluriannuelles pour lesquelles un niveau A2 est demandé depuis 2026. Vérifie néanmoins l'exigence propre à ta situation. Côté coût, prévois environ 350 € pour la carte talent (300 € de taxe de délivrance + 50 € de droit de timbre, depuis le 1er mai 2026), auxquels s'ajoute le visa long séjour si tu déposes depuis l'étranger. Les montants exacts et à jour figurent sur service-public.fr.
Un refus n'est pas toujours la fin du parcours : il peut faire l'objet d'un recours (gracieux, hiérarchique ou contentieux devant le tribunal administratif), dans des délais courts qu'il faut respecter. Sur ce terrain, ResolvR t'informe et t'oriente, mais le recours contentieux et la représentation relèvent d'un avocat : dans ce cas, un Résolveur Expert (avocat partenaire) prend le relais. Pour la constitution et la solidité du dossier en amont — celle qui évite le rejet — un Résolveur t'accompagne de bout en bout.
Sources officielles & non-affiliation. ResolvR est une plateforme privée indépendante, non affiliée à l’administration française(préfectures, consulats, ministère de l’Intérieur) ni à aucun organisme public. Informations vérifiées le 7 juillet 2026 auprès de service-public.fr (fiche F16922), businessfrance.fr et Légifrance (loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, décret n° 2025-539 du 13 juin 2025). Les seuils (SMIC, investissement) et intitulés évoluent : en cas de doute, réfère-toi à la notice officielle de ta démarche. Cette page a une vocation informative, ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas une décision de l’administration. Les actes réservés (recours contentieux, représentation) relèvent d’un avocat : le cas échéant, un Résolveur Expert (avocat partenaire) intervient.